Mon Saint Martial Viveyrols
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mon petit coin de paradis au coeur du Périgord Vert par Lisa Giraud Taylor
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Pourquoi ce site, en plus d'un livre ? Par Amour !
Lorsque j’ai entrepris d’écrire mon livre sur Saint-Martial Viveyrols, ce devait être
une monographie classique mais cela est devenu mon « livre d’amour » sur le
village qui m'a vu faire mes premiers pas.
En outre, depuis au moins la fin du XVe siècle, cette terre d’Aquitaine a vu naître,
se marier, mourir et enterrer presque tous les membres de ma famille maternelle.
Ils ont laissé leurs noms dans des paroisses comme Grand-Brassac, Montagrier,
Saint-Amand de Montmoreau, ou La Roche-Beaucourt-Argentine, pour se
retrouver toujours à Saint-Martial.
Et une personne a compté dans ma décision d'écrire ce livre d'amour :
ma grand-mère maternelle, celle que j’appelais depuis de longues années
« Winnie », en référence à ce joli et tout doux ourson. Elle en a été ma lumière et
ma muse.
Saint-Martial reste pour moi un mélange de couleurs : le bleu du ciel après les
orages, le blanc des nuages qui forment des « boules de coton » quand le vent se
lève, le vert des prés et des bois, le jaune des blés et des tournesols et le marron
des sous-bois et des cèpes.
Ce sont aussi des effluves qui chatouillent les narines avec le caramel qui se
prépare sur la cuisinière à bois au rez-de-chaussée, le riz au lait, le poulet qui
tourne doucement avec, tout proche, un chat au nom d’une ville anglaise qui le
guette, le canard qui grille au four alors que tout le monde attend un poulet, la
terre mouillée, les roses de l’arrière-grand-mère, la crème Nivéa de Winnie, les
cigarettes cachées de mon oncle, la soupe à l’oignon de l’arrière-grand-mère
morte en 1952 (!) et aussi l’odeur du lait frais juste tiré de « ma » vacheChichinette,
la bouse de l’étable, la farce des cagouilles de la tante Yvonne, le lapin qui
mijote chez la cousine Irène…
Demeurent les sentiments : l’amour dans les yeux de mon grand-père quand je
posais la tête sur son épaule pour lire le journal avec lui, les câlins du matin avec
Winnie même à 30 ans passés, des fous rires avec les cousins déjà très âgés, les
longues soirées à refaire le monde, les histoires du cousin Marcel, les « fantômes »
familiaux, les parties de belote et de rami, les longues discussions sur le trottoir le
soir avec les voisins, les promenades à bicyclette avec Nannie.
Toutes ces évocations font que Saint-Martial, c’est chez moi. C’est ma maison.
Saint-Martial Viveyrols demeure en moi parce qu’il abrite mes souvenirs ; si de
grands noms de l’Histoire n’ont pas laissé leur empreinte dans mon petit village,
d’autres, plus humbles, veillent toujours sur ce morceau de terre paisible pour le
rendre éternel.
Alors, je vais vous faire découvrir mon coin de
paradis....
All rights reserved by Lisa Giraud Taylor & Pilote 24 édition ("Saint-Martial Viveyrols -
ancienne possession templière" 2008 Pilote 24 Edition)




